Il existe une phrase que j’entends très souvent lorsque quelqu’un se retrouve face à un appareil photo.
Une phrase dite presque instinctivement.
« Je ne suis pas photogénique. »
Certaines personnes le disent avec humour.
D’autres avec une forme de résignation.
Mais derrière cette phrase se cache souvent quelque chose de plus profond.
Car au fond, que signifie réellement être « photogénique » ?
Est-ce vraiment une question de visage, de posture ou de technique ?
Ou bien est-ce parfois le reflet d’une relation plus complexe avec son image ?
Le moment où l’on se voit
Une photographie a une particularité étrange.
Elle nous place face à nous-mêmes.
Contrairement au miroir, qui est un instant fugace, la photo fige une image.
Elle donne le temps d’observer.
Et parfois, ce moment peut provoquer un léger inconfort.
Certaines personnes regardent la photo quelques secondes… puis disent immédiatement :
« Ce n’est pas moi. »
Pourquoi cette réaction est-elle si fréquente ?
Le problème n’est souvent pas la photo
Lorsqu’une personne dit qu’elle n’est pas photogénique, elle pense souvent que le problème vient de l’image.
De l’angle.
De la lumière.
Du moment.
Bien sûr, ces éléments peuvent jouer un rôle.
Mais dans beaucoup de cas, la question est ailleurs.
La photographie ne fait souvent que révéler une chose déjà présente :
la relation que nous entretenons avec notre propre image.

L’image intérieure influence l’image extérieure
Nous avons tous une représentation intérieure de nous-mêmes.
Une image mentale construite au fil du temps.
Cette image se forme à partir :
des expériences vécues,
des remarques entendues,
des regards reçus,
et parfois de moments marquants.
Cette image intérieure devient peu à peu une référence.
Et lorsque la photographie montre quelque chose de différent de cette image intérieure, un décalage apparaît.
Ce décalage peut créer une réaction immédiate :
« Ce n’est pas moi. »
Quand l’image de soi a été touchée

Dans certaines situations, la relation à l’image de soi a été influencée par des expériences passées.
Une remarque répétée.
Un moment difficile.
Un regard critique.
Ces expériences peuvent laisser une trace.
Avec le temps, elles peuvent influencer la manière dont une personne se perçoit.
Et lorsque la photographie apparaît, elle peut parfois réveiller ce regard intérieur.

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La photographie comme révélateur
Une photographie ne crée pas toujours le problème.
Elle agit plutôt comme un révélateur.
Elle met en lumière la manière dont une personne se voit.
Certaines personnes découvrent à travers une image une présence qu’elles n’avaient jamais vraiment remarquée.
D’autres découvrent un décalage entre leur perception et la réalité.
Et parfois, ce décalage peut devenir une opportunité.
Une opportunité de comprendre comment se construit la relation que nous entretenons avec notre image.
Réapprendre à se regarder autrement
La relation à l’image de soi n’est pas figée.
Elle peut évoluer.
Parfois, il ne s’agit pas de changer son apparence.
Il s’agit simplement de changer le regard que l’on porte sur soi.
Lorsque cette relation devient plus claire et plus apaisée, la photographie cesse d’être un moment de tension.
Elle peut devenir un espace de découverte.
Une autre manière d’aborder l’image
La question n’est peut-être pas simplement :
« Suis-je photogénique ? »
La question peut être plus intéressante :
Quelle relation ai-je avec mon image ?
Comprendre cette relation peut ouvrir un espace de transformation beaucoup plus profond.
C’est précisément ce travail d’exploration que je propose dans mon accompagnement autour de l’image de soi et de l’identité.
Parfois, le problème n’est pas l’image que l’on voit.
C’est le regard intérieur avec lequel on la regarde.Y.mondelo




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